Avec Santa Park, Ambre Kahan propose un spectacle qui assume pleinement sa double adresse : celle d’un public jeune — à partir de 8 ans — et celle d’un regard adulte capable d’en saisir les strates plus souterraines. Une proposition qui ne se contente pas de divertir, mais qui joue sur plusieurs niveaux de lecture.

Le point d’entrée du spectacle est relativement clair, presque ludique. L’univers convoque des références immédiatement identifiables, accessibles, qui permettent au jeune public de s’approprier rapidement les situations. Mais très vite, Santa Park révèle une construction plus complexe. Derrière l’apparente simplicité, le propos se déploie sur plusieurs plans, laissant au spectateur la liberté — ou la responsabilité — d’en capter la profondeur.

C’est sans doute dans sa mise en scène et son travail de lumière que le spectacle impressionne le plus. La régie accomplit un travail considérable, précis, inventif, qui structure l’espace et soutient constamment la dramaturgie. Les lumières ne se contentent pas d’accompagner : elles participent activement à la narration, créant des ruptures, des atmosphères, des tensions. Un dispositif technique exigeant, parfaitement maîtrisé, qui donne au spectacle une véritable ampleur visuelle.

Santa Park fonctionne comme un espace de projection : chacun peut y trouver son point d’accroche, selon son âge, son expérience, son regard. Un spectacle de très bonne facture, qui témoigne d’un réel travail collectif et d’une attention particulière portée à la réception du public.

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