Carmel Loanga est danseuse et chorégraphe, spécialisée dans la création chorégraphique hip-hop. Directrice artistique de sa compagnie éponyme, elle conçoit des pièces uniques où énergie et poésie s’entremêlent. Ses créations explorent des thèmes forts : la féminité ou la jeunesse . Ses œuvres, à la fois puissantes et sensibles, trouvent un écho auprès du public en France et à l’international. J’avais eu le plaisir de découvrir le travail de Carmen Loanga avec sa création L’effet mère, un solo chorégraphique qui résonnait tel un manifeste puissant . Retour à l’Auditorium de Seynod pour découvrir Totêms création de la danseuse chorégraphe, au ton radicalement différente de L’effet mère mais toujours profondément enraciné en Afrique.
3h33 in my room – Chris Fargeot
Tout au long de la saison, l’auditorium de Seynod nous propose de découvrir les jeunes chorégraphes qui
marquent l’arrivée d’une nouvelle scène dans le paysage artistique français. Les rendez-vous « nouvelle-génération » sont une occasion de découvrir la richesse de ce plateau émergent soigneusement choisi par les équipes de l’Auditorium de Seynod. C’est un rendez-vous qui , à mon sens , doit s’inscrire dans la durée au fil des années à venir pour avoir l’opportunité de voire grandir ces artistes. Le premier de ces rendez-vous était dédié à Chris Fargeot et Carmel Loanga. Retour sur la performance de Chris Fargeot.
Poèmes pulvérisés – Léonie Pernet
Je ne connaissais pas Léonie Pernet avant d’aller voir son concert à l’Auditorium de Seynod. Je fais partie de ces spectateurs qui achètent leur place sans savoir ce qui les attend. Quand la programmation est sortie, j’ai écouté deux ou trois titres sur Internet et cela m’a convaincu pour découvrir cette artiste. Quelques jours avant le concert j’ai emprunté le CD Poèmes pulvérisés dans ma médiathèque. C’est là que j’ai découvert qu’il s’agissait de son troisième album….
4211 km – Aïla Navidi
4211 kilomètres, c’est la distance qui sépare Paris de Téhéran.
C’est aussi le titre de la pièce écrite et mise en scène par Aïla Navidi, que j’ai eu le privilège de découvrir à l’Auditorium de Seynod.
Sur scène, Yalda, incarnée par Olivia Pavlou-Graham — Molière 2024 de la révélation féminine — nous raconte l’histoire de Mina et Fereydoun, ses parents iraniens. Contraints de fuir leur pays après la révolution de 1979, ils trouvent refuge en France, porteurs d’un héritage culturel et politique à la fois précieux et douloureux. À travers leur récit se lisent l’amour profond pour leur pays d’origine, le combat pour la liberté et l’espoir obstiné, presque irrépressible, d’un retour.
Prayers and Sin – Dafné Kritharas
Je suis allé découvrir Daphné Kritharas en concert au Théâtre Bonlieu à Annecy, où elle présentait son dernier album, Prayers and Sins.
Dès les premières notes, j’ai eu le sentiment d’être embarqué sur les rives d’une Méditerranée plurielle, traversée par l’exil, le voyage et la mémoire des peuples. La musique de Daphné Kritharas circule librement entre la Grèce, l’Asie Mineure et les Balkans, avec toujours la mer en ligne d’horizon, symbole à la fois de séparation et de retrouvailles.
Mantra-Marlène Gobber
Je suis allé voir Mantra de Marlène Gobber à l’Auditorium de Seynod, avec l’envie de soutenir une jeune artiste, mais sans savoir précisément ce que j’allais traverser. Le solo est un exercice périlleux ; ici, il se double d’une exposition intime assumée, ce qui rend la mise à nue encore plus totale. Mantra, c’est une expérience exigeante, déroutante au départ, qui finit par embarquer.