Quelle chance. Quel plaisir aussi de pouvoir assister à une représentation du Circus Baobab en famille. Yongoyély fait partie de ces spectacles qui rappellent pourquoi le théâtre est aussi un lieu de partage.
J’ai été saisi par l’énergie collective, la générosité des interprètes, la précision des corps. Le cirque devient ici un langage commun, immédiatement lisible, capable de rassembler petits et grands.
Au-delà de la prouesse, j’ai ressenti une émotion brute, sincère, qui circulait librement entre la scène et la salle. Yongoyély se vit autant qu’il se regarde.
Dès les premières minutes, le spectacle installe une énergie communicative, nourrie par la virtuosité des artistes et la générosité du collectif. Le cirque devient ici un langage universel, capable de rassembler petits et grands autour d’émotions partagées. Les corps s’élancent, se portent, se risquent, dans une écriture physique d’une grande précision, où chaque geste semble porté par une nécessité commune.
Dans Yongoyély, le Circus Baobab place sa virtuosité au service de la cause des femmes. N’occultant aucun tabou, le collectif pose un regard sans concession sur la condition des Guinéennes. Un portrait énergique et impertinent dessiné par neuf interprètes à la technicité impressionnante… l’indépendance comme horizon. Le public est embarqué sans distinction d’âge, pris dans un mouvement qui mêle tension, joie, inquiétude parfois, mais toujours dans une confiance absolue envers les interprètes. Le spectacle se vit autant qu’il se regarde.
Yongoyély ne se contente pas d’impressionner par sa prouesse acrobatique. Il dégage une émotion brute, sincère, qui circule librement entre la scène et la salle. Le plaisir est palpable, partagé, presque contagieux. Les enfants s’émerveillent, les adultes se laissent surprendre, et tous se retrouvent dans un même élan.
Le temps de la représentation, Yongolévy offre un moment rare : celui d’un spectacle fédérateur, exigeant dans sa forme, profondément humain dans son adresse. Une expérience collective riche en émotions, qui confirme la place singulière du Circus Baobab dans le paysage du cirque contemporain.