Je suis allé voir Toutes les choses géniales dans le cadre du festival Coup de théâtre, festival de théâtre en plein air, à Annecy . Je savais peu de choses du spectacle, sinon qu’il s’agissait d’un seul en scène annoncé comme accessible à partir de 10 ans, et qu’il abordait le thème de la résilience.

Sur scène, un comédien seul, qui raconte l’histoire d’un enfant de sept ans. Pour redonner le goût de vivre à sa mère dépressive, l’enfant commence à écrire une liste : toutes les choses géniales dans la vie.
Les premières sont simples, évidentes, presque naïves :
1 – Les glaces.
2 – Les batailles d’eau.
3 – Rester debout après l’heure habituelle et avoir le droit de regarder la télé.

Puis le temps passe, la vie suit son cours, et la liste s’allonge. Elle devient plus précise, plus intime aussi.
324 – La voix de Nina Simone.
517 – Connaître quelqu’un assez bien pour lui demander de vérifier si vous avez du persil entre les dents.

Jusqu’à atteindre un million.

Si l’expérience est globalement jubilatoire et collective, certains thèmes abordés — la dépression, la mort, le désespoir — peuvent, à mon sens, heurter la sensibilité des plus jeunes spectateurs. L’étiquette « à partir de 10 ans » mérite sans doute d’être interrogée, tant le propos, sous ses dehors ludiques, reste profond et parfois rude.

Il n’en reste pas moins que Toutes les choses géniales réussit quelque chose de précieux : parler de résilience sans lourdeur, inviter chacun à faire sa propre liste, à reconnaître ce qui, parfois, nous maintient debout. Un spectacle qui avance masqué, mais qui laisse derrière lui une énergie joyeuse et communicative.

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