Avec Santa Park, Ambre Kahan propose un spectacle qui assume pleinement sa double adresse : celle d’un public jeune — à partir de 8 ans — et celle d’un regard adulte capable d’en saisir les strates plus souterraines. Une proposition qui ne se contente pas de divertir, mais qui joue sur plusieurs niveaux de lecture.
La vie invisible – Lorraine de Sagazan
Retrouver Chloé Olivères dans La vie invisible de Lorraine de Sagazan, après l’avoir laissée dans son seule-en-scène Quand je serai grande je serai Patrick Swayze, relève de ce que l’on pourrait appeler un grand écart. Un changement de registre radical, presque déroutant, tant les deux propositions semblent évoluer sur des territoires opposés. Cela nous montre, si besoin était, à quel point le travail de comédienne peut être riche de propositions différentes et qui pourtant, sont jouées avec beaucoup de justesse.
Mamu Tshi, portrait pour Amandine-Faustin Linyekula
Au fil de cette saison 2025-2026, l’auditorium de Seynod semble avoir affirmé une intention claire : inviter au déplacement, à la découverte d’autres horizons culturels, d’autres récits, d’autres corps. Mamu Tshi, portrait pour Amandine s’inscrit pleinement dans cette dynamique, en proposant un voyage qui dépasse largement le simple cadre géographique.
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Le roi des ours – Ensemble Tactus
Concevoir des spectacles réellement pensés pour le jeune public demeure un exercice délicat. Trop souvent, les propositions se contentent d’un habillage ludique sans véritable exigence artistique. Le Roi des Ours, porté par l’ensemble Tactus et illustré en direct par Marion Cluzel, fait partie de ces rares créations qui prennent pleinement au sérieux leur adresse aux plus jeunes, sans renoncer à la qualité. Un spectacle proposé par le théâtre Bonlieu dans le cadre du festival « Au tour des enfants ».
Yongoyély-Circus Baoba
Quelle chance. Quel plaisir aussi de pouvoir assister à une représentation du Circus Baobab en famille. Yongoyély fait partie de ces spectacles qui rappellent pourquoi le théâtre est aussi un lieu de partage.
J’ai été saisi par l’énergie collective, la générosité des interprètes, la précision des corps. Le cirque devient ici un langage commun, immédiatement lisible, capable de rassembler petits et grands.
Au-delà de la prouesse, j’ai ressenti une émotion brute, sincère, qui circulait librement entre la scène et la salle. Yongoyély se vit autant qu’il se regarde.
Sweat Baby Sweat -Jan Martens
On avait laissé Jan Martens avec Any Attempt Will End in Crushed Bodies and Shattered Bones. Avec Sweat Baby Sweat, je retrouve ses signatures : dépouillement, radicalité, approche conceptuelle du mouvement.
La lenteur est ici poussée à son paroxysme. Elle m’a parfois mis à l’épreuve, mais elle m’a surtout obligé à ralentir, à modifier mon regard. Le spectacle interroge frontalement notre rapport au temps, dans une société où tout va vite — trop vite.