Concevoir des spectacles réellement pensés pour le jeune public demeure un exercice délicat. Trop souvent, les propositions se contentent d’un habillage ludique sans véritable exigence artistique. Le Roi des Ours, porté par l’ensemble Tactus et illustré en direct par Marion Cluzel, fait partie de ces rares créations qui prennent pleinement au sérieux leur adresse aux plus jeunes, sans renoncer à la qualité. Un spectacle proposé par le théâtre Bonlieu dans le cadre du festival « Au tour des enfants ».
Yongoyély-Circus Baoba
Quelle chance. Quel plaisir aussi de pouvoir assister à une représentation du Circus Baobab en famille. Yongoyély fait partie de ces spectacles qui rappellent pourquoi le théâtre est aussi un lieu de partage.
J’ai été saisi par l’énergie collective, la générosité des interprètes, la précision des corps. Le cirque devient ici un langage commun, immédiatement lisible, capable de rassembler petits et grands.
Au-delà de la prouesse, j’ai ressenti une émotion brute, sincère, qui circulait librement entre la scène et la salle. Yongoyély se vit autant qu’il se regarde.
Sweat Baby Sweat -Jan Martens
On avait laissé Jan Martens avec Any Attempt Will End in Crushed Bodies and Shattered Bones. Avec Sweat Baby Sweat, je retrouve ses signatures : dépouillement, radicalité, approche conceptuelle du mouvement.
La lenteur est ici poussée à son paroxysme. Elle m’a parfois mis à l’épreuve, mais elle m’a surtout obligé à ralentir, à modifier mon regard. Le spectacle interroge frontalement notre rapport au temps, dans une société où tout va vite — trop vite.
Rabih Abou-Khalil Group et Elina Duni
Je suis allé à l’Auditorium de Seynod dans le cadre du festival Jazz Contreband curieux de découvrir le fruit de la rencontre entre le Rabih Abou-Khalil Group et Elina Duni. Très vite, la soirée a pris une tournure particulière, presque hypnotique.
Mutuashi, ce qu’il me reste- Yves MWAMBA
C’est un spectacle déroutant à bien des égards auquel j’ai assisté à l’Auditorium de Seynod.
J’ai eu le privilège de découvrir la dernière création d’Yves Mwamba, Ce qu’il me reste.
À travers ce spectacle, l’espace d’une soirée, j’ai voyagé en République démocratique du Congo, plongé dans la musique traditionnelle des Baluba, une ethnie issue de la province congolaise du Kasaï, pour y découvrir le Mutuashi..
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Ka In-Groupe Accrobatique de Tanger
Avec Ka In, j’ai assisté à un spectacle d’une grande maîtrise technique. Les treize circassiens sont impressionnants, les acrobaties spectaculaires, l’engagement indéniable.
Pourtant, malgré cette virtuosité, je suis resté à distance. Il m’a manqué un supplément d’âme, quelque chose qui dépasse la démonstration.
Avec une troupe venue de Tanger, je m’attendais à percevoir davantage de marqueurs d’une identité marocaine affirmée. Le spectacle choisit un langage plus universel, mais aussi plus lisse, qui m’a laissé sur ma faim.